En 7 ans, cette équipe a tué l’espoir des Haïtiens

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Par Emol Jeune • Dans: Opinions

Dans le monde mystique, pour ceux qui croient dans la force de ce qu’on ne voit pas, comme dans le milieu des affaires ainsi que professionnel, c’est-à-dire pour ceux qui croient dans la réalité implacable de l’observation, la logique et la démonstration, en d’autres termes la scientificité, le chiffre 7 (sept) dans l’existence des hommes sur terre a toujours eu une grande signification. Il est généralement associé à la perfection, au point que ces 2555 jours qu’il a comme contenant est, selon plus d’un, capable de nous permettre de voir, de dessiner et/ou d’affronter l’avenir avec moins de peur.

A titre d’exemple, un entrepreneur (politique, social, économique) qui se spécialise dans un secteur d’activité de la vie, après 7 ans, doit être en mesure de comprendre et de prévoir les mouvements du secteur de son choix. Il doit aussi avoir la facilité, toute proportion gardée, de créer les conditions adéquates nécessaires à l’ajustement pour faire fructifier ses affaires, gagner la confiance et consolider sa crédibilité aux yeux des actionnaires et partenaires, s’il s’agit bien sûr d’un dirigeant évoluant dans le secteur privé. Sinon, il doit avoir le courage de décider, comme l’a si bien dit le président francais (1995-2007) de regretté mémoire Jacques Chirac, il doit avoir « Le courage de fermer boutique ».

Pour ce qui a trait aux aspects social et politique, la logique reste la même. Sauf, les dirigeants à caractère social et politique sont dans l’obligation de donner de l’espoir et de satisfaire les désidératas de chaque couche d’une plus grande communauté. L’enjeu étant tellement grand sur les générations à venir, qu’il serait irresponsablement méchant, en cas d’incertitude, de manque de leadership, de désordre et de non-progrès constatés, de ne pas changer de capitaine. Dans le cas contraire, ce bateau finira, pour répéter Zig Ziglar, dans les rochers.

En 2010, ces hommes sont arrivés au pouvoir. De Ayiti yo pa vle wè a, se li yo pral wè a en passant par lè w prezidan wa konprann jusqu’à dlo a, tè a, solèy la, moun yo, le Parti Haitien Tèt Kale (PHTK) sous ses différentes formes, au moment où nous parlons, compte 7 années au timon des affaires en Haïti. Qu’a t-il fait, juste qu’à date, pour raffermir sa légitimité questionable et contestable?

Dans le domaine de l’administration, il est plutôt acceptable de dire que les chiffres sont plus éloquents que les mots. D’abord, faisons parler les chiffres pendant les 7 dernières années. En 2010, nous avions eu un budget de 106,3 milliards de gourdes avec un taux d’inflation de 4,7% , à l’heure actuelle le taux d’inflation est de 19,5%. En 2011 avec l’arrivée de cette fameuse équipe on avait besoin de 41,60 gourdes pour un dollar, en 2019 pour un dollar on a besoin de 93 gourdes soit une différence de 51.4 gourdes. C’est un record mondial.

En 2019, avec un budget de 172.8 milliards de gourdes, on est en mesure de poser ces questions combien d’écoles ont été construites de 2010 à nos jours en Haïti par ce régime? Combien de centres de santé? Combien de routes modernes ont été construites? Au contraire, la misère du peuple a augmenté, l’inflation a augmenté, le chômage bat son plein, nos villes sont en voie de disparition. Plus de jeunes ont laissé le pays pour d’autres cieux plus cléments.

Avec une majorité écrasante de députés et sénateurs au parlement, qui supportent les actions du gouvernement, le locataire du palais National, avait tous les moyens nécessaires pour réussir son mandat mais malheureusement faute de compétences il n’arrive pas à livrer la marchandise. L’heure est grave.

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